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À la découverte du monde merveilleux de Willy Charps à Argelès-sur-Mer


expo. Mélangeant les époques et les technologies, ces œuvres sont à voir à la galerie Marianne.

De son propre aveu, son art est inclassable : Willy Charps s’est mis à peindre il y a une vingtaine d’années. Il qualifie son art «  d’art singulier poétique« , avec des influences de la mouvance steampunk, où les mondes imaginaires s’ordonnent autour d’un savant mélange d’esthétique de l’époque victorienne et d’une technologie fantasmée autour de l’utilisation de la vapeur. Cet éclectisme, il l’explique ainsi : « Je pioche dans plein de trucs que j’aime et j’adore mélanger les époques et les technologies, créer des contrastes« .

Anachronismes

Au premier coup d’œil, les personnages renvoient le spectateur au Moyen-Âge : les couleurs, les costumes, les postures évoquent cette époque. En s’approchant, on remarque des anachronismes, comme des machines qui s’articulent autour de manettes, de rouages, d’hélices. Enfin, on aperçoit les symboles : l’œuf représente la fécondité mais aussi la richesse de l’esprit, les têtes penchées indiquent la réflexion, la main tenue à l’horizontale évoque l’équilibre, la pensée est une fleur qui symbolise aussi la réflexion.

L’artiste explique que son style et sa technique ont évolué : les couleurs, omniprésentes, sont aujourd’hui plus douces et sa peinture à l’huile s’enrichit de pastel gras et de mine de plomb. Le symbolisme, très présent il y a quelque temps, s’efface aujourd’hui au profit des machines, qui évoquent parfois l’univers de Jules Verne. Sur de nombreux tableaux, l’humour est là mais jamais méchant. Des personnages placés dans des situations grotesques utilisent machines et imagination pour explorer, aller vers un monde meilleur.

Un fier Don Quichotte, flanqué de son fidèle Sancho Panza regarde au loin, l’air téméraire. À ses côtés, son compagnon, les yeux au sol, avance sur un âne gris moucheté de gros points noirs : une roulette remplace un de ses sabots perdu, des ballons tiennent sa queue. Willy Charps l’explique ainsi : « L’un regarde au loin, l’autre est écrasé par la réalité. Le trait d’humour est dans les détails comiques « .

Ailleurs, un explorateur sur sa machine volante arbore sur son casque un petit cochon : « C’est un clin d’œil au bouchon de radiateur des Jaguars, je trouvais ça marrant !« .

Ces personnages hauts en couleur, ces situations loufoques lui sont inspirées par son quotidien : « J’ai un calepin sur lequel je note toutes les idées qui me viennent au cours d’une situation, une discussion« . Cette exposition originale fait la part belle à l’imagination, au merveilleux. Elle est tout public car les enfants apprécieront le côté fantastique. Et les prix sont raisonnables !

À voir jusqu’au samedi 4 janvier à la galerie Marianne, espace Liberté, rue du 14-Juillet. Ouverture du mardi au samedi de 14 h à 18 h. Le mercredi et le samedi, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Fermé les 25, 26, 28 et 31 décembre et les 1er et 2 janvier 2020. Entrée libre.



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